Rénovation énergétique : 91 900 logements aidés en 2024, qu’est-ce que ça change pour vous ?
16 Septembre 2026

Rénovation énergétique : 91 900 logements aidés en 2024, qu’est-ce que ça change pour vous ?

Une note récente du Service des données et études statistiques (SDES) révèle que 91 900 logements ont bénéficié d’une rénovation d’ampleur avec une aide de l’Anah en 2024, pour 2,4 milliards d’euros de subventions. Plus de la moitié de ces logements étaient des « passoires thermiques » (logements très mal classés au DPE), qui ont été rénovées.

Derrière ces chiffres, il y a des conséquences très concrètes pour vous, propriétaire, bailleur ou copropriétaire : niveau d’aides possibles, rôle du DPE et de l’audit énergétique, reste à charge moyen, intérêt de se lancer maintenant… Voici ce que ces données changent pour vous.

1. Ce que disent les chiffres officiels sur les rénovations aidées

La note du SDES dresse un bilan détaillé des rénovations d’ampleur réalisées avec le soutien de l’Anah (Agence nationale de l’habitat) en 2024 :

  • 91 900 logements ont engagé une rénovation d’ampleur avec une aide de l’Anah.
  • Cela représente 2,4 milliards d’euros de subventions.
  • Le montant moyen des travaux est de 41 500 euros par logement.
  • Le taux moyen de prise en charge par l’Anah est de 63 %.

Autrement dit, pour un chantier moyen de 41 500 euros, l’aide publique couvre en moyenne près des deux tiers du coût, soit un reste à charge d’environ un tiers pour le ménage. Cela donne un ordre d’idée de ce que vous pouvez espérer si vous envisagez une rénovation globale.

2. À qui profitent aujourd’hui les aides à la rénovation globale ?

Les chiffres permettent de mieux comprendre à qui ces dispositifs profitent réellement.

Les ménages modestes sont les premiers bénéficiaires

  • 43 % des opérations sont réalisées par des ménages modestes via MaPrimeRénov’ Ampleur (la version de MaPrimeRénov’ dédiée aux rénovations importantes, souvent avec audit énergétique obligatoire).
  • Les ménages plus aisés ne représentent que 12 % des opérations.

Si vous avez des revenus modestes ou très modestes, ces chiffres montrent que les aides sont clairement orientées vers votre profil, avec des taux de prise en charge élevés. Pour un ménage plus aisé, il reste possible de bénéficier d’aides, mais la proportion de dossiers financés est aujourd’hui beaucoup plus faible.

Les copropriétés très concernées

  • Les copropriétés représentent 42 % des rénovations d’ampleur aidées.

Si vous êtes copropriétaire, ces données indiquent que les rénovations globales d’immeubles (isolation, chauffage, ventilation…) sont désormais très fréquentes et largement aidées. Le DPE collectif et l’audit énergétique de l’immeuble deviennent des outils clés pour déclencher ces travaux.

Les dispositifs locatifs restent marginaux

  • Le dispositif Loc’Avantages ne pèse que 3 % des rénovations d’ampleur aidées.

Si vous êtes bailleur et que vous louez avec un loyer maîtrisé via Loc’Avantages, vous faites encore figure d’exception parmi les rénovations globales aidées. Le gros des dossiers se concentre sur MaPrimeRénov’ Ampleur.

3. Passoires thermiques : plus d’un logement sur deux rénové

Le point le plus important pour un propriétaire ou un bailleur reste la question des « passoires thermiques », ces logements classés F ou G au DPE.

  • 46 800 passoires thermiques ont été rénovées en 2024 avec l’aide de l’Anah.
  • Ces passoires représentent 51 % des logements aidés.
  • Pour les bénéficiaires de MaPrimeRénov’ Ampleur, la part de passoires rénovées grimpe à 74 %.

Concrètement, si votre logement est aujourd’hui en F ou G au DPE, vous êtes au cœur de la cible des aides actuelles. La rénovation d’ampleur (isolation, changement de système de chauffage, ventilation, etc.) est clairement encouragée, avec un accompagnement financier important, surtout si vos revenus sont modestes.

De manière générale, ces rénovations d’ampleur s’appuient sur :

  • un DPE (diagnostic de performance énergétique) pour connaître la classe énergie de départ ;
  • un audit énergétique

4. À partir de quand et pour quels logements cela vous concerne ?

La note du SDES dresse un constat sur l’année 2024 : il ne s’agit pas d’une nouvelle loi qui entrerait en vigueur à une date future, mais d’un état des lieux des rénovations déjà engagées avec aides.

Cela vous concerne dès maintenant si :

  • vous êtes propriétaire occupant d’une maison ou d’un appartement mal isolé, avec un DPE en E, F ou G ;
  • vous êtes bailleur et que votre logement est menacé par les restrictions de location liées aux passoires thermiques ;
  • vous êtes copropriétaire dans un immeuble ancien, avec des charges de chauffage élevées ;
  • vous appartenez à un foyer modeste, principal bénéficiaire des aides les plus fortes.

Les chiffres montrent que les dossiers de rénovation d’ampleur sont déjà massivement financés. Autrement dit, les dispositifs d’aide sont non seulement en place, mais largement utilisés.

5. Ce que vous avez concrètement intérêt à faire

Face à ces données, voici les actions concrètes à envisager.

1) Vérifier la performance énergétique de votre logement

  • Faites réaliser ou mettre à jour votre DPE si celui-ci est ancien ou si vous n’en avez pas.
  • Si votre logement est classé F ou G, vous êtes dans la catégorie des passoires thermiques, au cœur des aides actuelles.

2) Envisager un audit énergétique pour une rénovation d’ampleur

Si votre objectif est de sortir durablement de la catégorie passoire et de réduire fortement vos factures, un audit énergétique est souvent le point de départ :

  • il propose un scénario de travaux cohérent (isolation, chauffage, ventilation) ;
  • il permet de chiffrer le coût global et les gains de performance ;
  • il est souvent nécessaire pour mobiliser des aides comme MaPrimeRénov’ Ampleur.

3) Profiter des aides si vous êtes ménage modeste ou copropriétaire

Au vu des chiffres (43 % des opérations pour les ménages modestes, 42 % en copropriété, 63 % de prise en charge moyenne) :

  • si vos revenus sont modestes, rapprochez-vous des dispositifs de l’Anah pour connaître votre taux d’aide potentiel ;
  • en copropriété, mettez le sujet de la rénovation énergétique et du DPE collectif à l’ordre du jour de l’assemblée générale : les aides sont déjà massivement mobilisées par d’autres immeubles.

Conclusion : un signal fort pour passer à l’action

Avec 91 900 logements rénovés d’ampleur aidés en 2024, 46 800 passoires thermiques traitées et un taux moyen de prise en charge de 63 %, le message est clair : l’État soutient fortement les rénovations globales, en particulier pour les ménages modestes et les copropriétés.

Si votre logement est mal classé au DPE ou si vous prévoyez de vendre ou louer dans les prochaines années, c’est le moment de vous informer, de faire réaliser vos diagnostics (DPE, audit énergétique) et d’étudier les aides possibles. DISPODIAG peut vous accompagner dans cette première étape clé : connaître précisément la performance de votre bien pour décider, en toute connaissance de cause, des travaux à engager.

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